Les missions du négociateur immobilier
Tout d‘abord, il prospecte son secteur géographique à la recherche de biens immobiliers à vendre. La prospection occupe une grande partie de son travail. Il faut être sans cesse à l’affût de biens disponibles à la vente ou à la location. A lui donc de se faire rapidement un réseau de connaissances pouvant le renseigner sur les opportunités de biens à vendre ou à louer, comme les commerçants ou les concierges. Ensuite, il assure la visite les biens mis à la vente et les estime. Il a une bonne connaissance des prix du marché et des spécificités locales. Il s’appuie également sur de bonnes connaissances techniques dans le bâtiment (isolation, toiture,…), pour estimer la valeur du bien immobilier.
Cette étape accomplie, le négociateur immobilier doit consulter son fichier client afin de cerner ceux à qui pourrait convenir le bien, il doit donc être en adéquation avec les besoins de ses clients. Vient alors le temps de la visite. Il se charge d’accompagner le client acheteur sur les sites et assure la visite. Il doit être capable de répondre aux questions de ses clients et de les renseigner sur les caractéristiques du bien comme l’exposition, la date de construction du bâtiment, les commerces ou les écoles se trouvant à proximité, etc.... De plus, pour être complet, il doit se documenter et avoir en sa possession les plans des locaux, le montant des charges et autre. Il assure ainsi la promotion du bien.
Enfin, il doit préparer et faire signer le compromis de vente ou le bail, ce qui demande des qualités de diplomatie et un sens de l’écoute afin de concilier les exigences de chacun, que se soient celles des vendeurs ou celles des acheteurs.
En somme, le négociateur immobilier doit avoir de multiples cordes à son arc, commercial, expert technique, juridique et financier, il doit aussi avoir le sens de l’écoute et être un bon diplomate.
Un métier réglementé
Le métier de négociateur immobilier est réglementé dans le cadre de la Loi Hoguet de 1970. Cette loi ne permet pas d’exercer la profession de négociateur immobilier, sans avoir été préalablement légalement habilité. Il y a dans la loi Hoguet un pré requis qu’on appelle les conditions de capacité que sont les diplômes, l’expérience professionnelle pour exercer la profession de négociateur immobilier. Il faut donc être titulaire d’une carte professionnelle qui est délivrée en préfecture de police pour pouvoir exercer ce métier. Les formations en alternance notamment, permettent bien évidemment d’obtenir cette carte professionnelle.
Les statuts du négociateur immobilier
Le négociateur immobilier peut évoluer sous trois statuts : indépendant, salarié ou VRP.
En tant qu’indépendant, il ne perçoit pas de salaire de la part de son employeur, mais touche exclusivement une commission sur les ventes qu’il a réalisées. Il est alors indépendant de l’agence, et paie ses propres charges. S’il est VRP, il est lié par un contrat avec l’agence employeur, et se rémunère également sur un pourcentage des ventes effectuées. Par contre, tout est négociable : une rémunération minimale garantie, le pourcentage de rémunération sur les ventes, etc…. Son statut de VRP lui confère la qualité de salarié de l’agence.Enfin, il peut être salarié, qui touche son salaire accompagné ou non d’un treizième mois ainsi qu’une commission sur les ventes et le remboursement de ses frais.
Des salaires variables
En moyenne, le salaire d’un agent immobilier varie selon le nombre de ventes qu’il a réalisées et son statut. Il est difficile de définir un salaire moyen de négociateur immobilier. Il dépend évidemment des résultats commerciaux du professionnel. Généralement, les métiers de l’immobilier permettent de fortes rémunérations aux commerciaux les plus talentueux. « Les revenus sont généralement importants pour les négociateurs immobiliers s’impliquant fortement et ayant de bons résultats commerciaux, souligne Sylvain Levy, directeur du centre de formation Sup’Tertiaire. Nous avons des jeunes, engagés dans une formation en alternance en contrat de professionnalisation, qui peuvent percevoir, dans les meilleurs mois de leur formation en alternance, des rémunérations supérieures à 1500 euros. Mais il s’agit bien évidemment des meilleurs mois, et en aucune façon de la rémunération régulière attribuée dans ce cadre. Si les revenus sont généralement importants, il faut aussi prendre en compte qu’ils peuvent également être très faibles, les mois de faible activité commerciale.»